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Libérez Santos
L'Antidote - Liberez Santos

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1 L'Antidote - Liberez Santos
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Me Collard : "Il n'y a quand même pas eu mort d'homme"

Me Collard : "Il n'y a quand même pas eu mort d'homme"


Depuis quelques jours, la famille Mirasierra avait noué des contacts avec Me Gilbert Collard. Hier, à 11h30, l'avocat marseillais l'a reçue à son cabinet pour coordonner une action à laquelle la famille souhaite donner plus d'envergure. Il a également joint Me Ibarrondo-Merino, l'avocat de Santos en Espagne. En fin de journée, Me Collard a reçu "La Provence".
L'intégralité de l'entretien...



- Depuis quand vous êtes en contact avec la famille ?
Gilbert Collard : Depuis une dizaine de jours. J'ai été contacté par des supporters puis par la famille, à plusieurs reprises.

- Que vous a-t-elle demandé ?
G. C. : D'apporter mon soutien. Je serai un Français témoin de ce qui va se passer et qui pourra rendre compte sans avoir à craindre ni pour sa réputation ni pour sa tranquillité de ce qui se passe en Espagne actuellement. On peut considérer que c'est une intervention qui, quelque part, peut libérer l'avocat espagnol.
Comme tous les avocats, il ne peut pas toujours dire tout ce qu'il a envie parce qu'il est prisonnier d'un contexte, d'une courtoisie obligatoire. Je vais dire les choses comme elles sont, c'est un peu aussi mon habitude. Et puis je vais voir avec lui comment on peut construire une stratégie.

- Quel sera votre champ d'action ?
G. C. : Il sera à la fois juridique et humain. On va échanger nos idées et nos preuves. La famille a des éléments qui sont très intéressants, notamment sur la personnalité de Santos. Éléments qui ne figurent pas encore dans la procédure. Parce qu'il est présenté là-bas comme une espèce de hooligan avec tous les préjugés qui s'attachent aux "Marseillais". C'est étonnant quoi !
C'est un racisme anti-marseillais qui fonctionne là-bas. En même temps, on se rend bien compte que les Espagnols veulent faire un exemple que c'est le moyen de montrer que, à peu de frais, puis sur la peau d'un autre, sur la peau d'un Français, qu'ils font régner l'ordre dans leurs stades. Il faut faire valoir aussi toute la dimension humaine de Santos. C'est-à-dire le pompier bénévole qu'il est, l'humanitaire qu'il est, son action notamment très souvent au micro pour calmer le jeu. Tous ces éléments n'apparaissent pas. Je vais m'efforcer de faire valoir très très vite.

- Avez-vous parlé à Me Erlantz Ibarrondo-Merino, l'avocat de Santos en Espagne ?
G. C. : Oui. Je lui ai demandé d'entreprendre les démarches rapidement pour que je puisse aller rencontrer Santos à la maison d'arrêt. Ce que je ferais dès que possible. Bien évidemment, je ne plaide pas en espagnol. Donc, ce n'est pas moi qui vais plaider.

- La justice détiendrait une vidéo montrant Santos en train de pousser un policier avant de lui porter un coup. Que pouvez-vous dire ?
G. C. : Je ne l'ai pas vue, mais on va me la communiquer dans les jours qui viennent. Les personnes qui l'ont vue me disent que l'on ne voit pas Santos donner un coup de chaise, puisqu'il s'agit de cet objet contondant qui est mis en cause par l'acte d'accusation. Il faudrait quand même que les autorités espagnoles regardent attentivement ce document.

- Quel regard portez-vous sur l'affaire ?
G. C. : Je trouve que le parquet fait preuve d'une extraordinaire sévérité à l'égard de Santos parce que si l'on regarde le traitement qui a été infligé à la plupart des supporters qui se seraient mal conduits et dont la mauvaise conduite dans les stades aurait été établie, la peine qui est réclamée est énorme par rapport à la jurisprudence internationale. Il n'y a quand même pas eu mort d'homme, il n'y a pas eu blessure d'homme même si on prétend qu'il y a eu 10 jours d'ITT.
Mais, là, c'est un peu fonction des certificats médicaux et de la générosité des médecins. C'est étonnant que pour des faits d'une telle légèreté sur le plan de la gravité physique, le procureur se montre dans ses réquisitions aussi sévère. Moi, je pense vraiment qu'il a l'intention de se servir de Santos comme d'un bouc émissaire pour montrer que ce qu'on ne fait pas contre les Espagnols, on le fait contre les Français.

- Pour l'intérêt de Santos, l'histoire n'est-elle pas trop médiatique ?
G. C. : Je ne sais plus, je ne sais pas. Est-ce qu'on se comporte mal plus facilement quand ce n'est pas connu ? Est-ce que le fait de parler d'une affaire a pour conséquence que les juges devraient s'autoriser à être moins juges ? Je ne crois pas. On ne peut pas empêcher les amis de Santos, on ne peut pas empêcher les Marseillais, on ne peut pas empêcher les Français qui s'intéressent au foot d'être émus par le sort qu'on fait à ce jeune.
Encore une fois, ce n'est pas le hooligan qui frappe sur un gendarme et qui le laisse à moitié mort. Il y a une disproportion entre les faits qu'on lui reproche, s'ils sont établis, ce qui n'est pas encore démontré, et la sévérité qu'on veut lui appliquer. C'est ça qui fait problème.

- La diplomatie française essaie de calmer le jeu. Votre arrivée dans le dossier peut-elle aller à l'encontre de cette démarche ?
G. C. : Je ne suis pas violent, je n'ai jamais été traduit en justice pour un quelconque acte de violence. J'appelle un chat un chat, un imbécile un imbécile, un menteur un menteur. Je ne vois pas pourquoi je changerais sous prétexte qu'on a la justice espagnole en face de nous. Je n'ai pas absolument envie de jeter de l'huile sur le feu. Ce n'est pas le but de ma démarche.
Quand j'étais au Tchad, j'ai fait preuve d'assez de diplomatie, on s'en est rendu compte, pour apaiser les énervements que les démarches de M. Sarkozy avait provoquées. Je sais à la fois, comme tout bon méridional, utiliser l'huile d'olive et le sel dans des dosages que j'essaie d'équilibrer. Il faut aussi qu'on ait de France des voix qui se fassent entendre pour mobiliser l'opinion publique et politique. Ce n'est pas normal qu'un jeune, sous prétexte qu'il est marseillais, sous prétexte qu'il est supporter d'un club qui s'appelle l'Olympique de Marseille, focalise d'un seul coup sur lui tous les reproches qu'on pourrait faire à tous les supporters du monde.
Mais c'est trop facile parce qu'on le tient, pour l'Espagne, de l'utiliser comme l'homme qu'on condamnera et dont on se servira pour démontrer qu'on est capable de faire régner l'ordre dans les stades.

- Il est mentionné sur l'acte d'accusation : "Santos Mirasierra, de nationalité française." C'est une nouveauté. Il a toujours été dit qu'il avait la double nationalité. Cela sera-t-il plus facile à plaider ?
G. C. : Il est de nationalité française, mais il a des origines espagnoles indiscutables. Par exemple, il a choisi de faire son service militaire en France. Alors est-ce que tous ces facteurs pourraient encore jouer aujourd'hui à l'époque de l'Europe, dans l'exacerbation d'un nationalisme d'un autre temps ?
Ce n'est pas impossible non plus. Mais je n'ai pas d'éléments de preuve qui me permettraient de l'affirmer. Il est présenté comme de nationalité française. Oui, mais la nationalité française, c'est une diplomatie. La diplomatie française, comme toutes les diplomaties, a besoin qu'on tienne deux langages, le langage de la diplomatie et le langage d'une certaine exigence. Disons que je vais tenir ce langage qui ne sera pas forcément diplomatique mais qui saura tenir compte de la gravité de la situation.
Les craintes existent quant au contexte du match retour, le 9 décembre...
La pire des choses qui pourrait arriver, c'est que les supporters se comportent mal. Il faut leur dire que quoi qu'il arrive dans l'intérêt de Santos, dans l'intérêt de la ville, ils doivent bien se conduire. Mal se conduire serait faire du tort à Santos. Il est indispensable qu'ils se conduisent bien, en gentlemen, qu'ils n'alimentent en aucun cas la rubrique des faits divers dont indiscutablement l'accusation espagnole se servirait.

- Combien de temps peut durer cette histoire ?
G. C. : Ça peut prendre encore plusieurs mois, comme ça peut aller très vite. Vous savez, la justice elle a le rythme qu'elle veut avoir. Lorsqu'elle veut aller vite, elle va vite, lorsqu'elle veut aller lentement, elle va lentement. Qu'il s'agisse de la justice espagnole, française, anglaise, portugaise. Moi, l'expérience que j'ai des juridictions étrangères m'a montré que ces juridictions sont comme les juridictions françaises : quand il y a un impératif d'aller vite, elles vont vite. Pour l'instant, le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle ne va pas vite la justice espagnole !

- Que pensez-vous de la façon dont la France a abordé le problème ?
G. C. : Elle l'a abordé une fois de plus avec trop de prudence. Elle aurait dû se comporter comme l'Espagne se serait comportée ou comme l'Angleterre se serait comportée si la France s'était conduite de la meilleure manière à l'égard d'un justiciable anglais ou espagnol.

- Le fait qu'il soit français peut faciliter vos démarches ?
G. C. : Si je suis soutenu par la diplomatie oui, bien sûr. On arrive à tirer d'affaire des gens qui sont arrêtés au Tchad dans des conditions difficiles, on n'arriverait pas à tirer d'affaire un ressortissant français impliqué dans une affaire où il n'y a pas de sang ? Et cela, au seul prétexte qu'il y a une instrumentalisation de la violence dans les stades à travers lui ?
On se sert de lui d'une manière sociétale, si je peux employer ce mot un peu pédant, pour démonter qu'on traite, en Espagne, la violence dans les stades. Le médicament est quand même d'une rigueur totale et c'est nous qui faisons le cobaye là. Ce n'est pas juste. Il y a beaucoup d'Espagnols du reste qui considèrent que la manière dont on traite Santos n'est pas très équitable.

- Il est avéré aujourd'hui que la police espagnole a chargé sans raison déterminée.
G. C. : On ne sait pas pourquoi les policiers espagnols ont chargé. Ce qui surprend tous les observateurs. Est-ce qu'il y a vraiment une volonté de se servir de cette affaire pour démonter que l'Espagne est en tête de la lutte contre la violence dans les stades. Ce n'est pas impossible non plus. J'ai été époustouflé la manière dont les policiers espagnols se sont comportés.

www.laprovence.com

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 04:56

La famille de Santos prend pour avocat Me Collard !

La famille de Santos prend pour avocat Me Collard !
La famille de Santos Mirasierra a rencontré ce matin l'avocat Me Gilbert Collard pour lui demander de s'occuper de ses intérêts en France dans le cadre de l'affaire qui concerne le supporter marseillais, emprisonné en Espagne après le match entre l'Atlético et l'OM. Par ailleurs, Me Erlantz Ibarrondo-Merino reste l'avocat de Santos en Espagne.

Avec l'arrivée de l'avocat marseillais, l'affaire pourrait prendre un nouveau virage médiatique.

# Posté le mardi 11 novembre 2008 07:49

41e jour de détention pour Santos : la voie diplomatique engagée

Un travail de l'ombre s'est petit à petit mis en place pour obtenir la libération de Santos Mirasierra. Selon plusieurs sources, le corps diplomatique français est intervenu auprès de nombreuses personnes, notamment à Marseille, pour leur demander de veiller au contenu de leurs propos, de ne pas mettre de l'huile sur le feu, ce qui pourrait aller à l'encontre des discussions en cours et froisser la justice espagnole.

La tournure de l'affaire embarrasse les deux pays qui ont des dossiers beaucoup plus délicats à traiter dans leurs échanges internationaux. La justice espagnole, qui a mis du temps pour transmettre l'acte d'accusation, signé le 29 octobre et livré à l'avocat le 6 novembre, détiendrait un document vidéo sur lequel Santos bouscule un policier, ce que le supporter olympien n'a jamais nié. Il lui porterait également un coup, ce que d'autres supporters ont fait après avoir été passés à tabac par les forces de l'ordre.

De son côté, la France pense à l'organisation du match retour, le 9 décembre. Elle essaie de démêler le noeud du problème pour éviter des incidents inutiles au stade Vélodrome. Le procès pourrait finalement se dérouler avant la fin du mois de novembre. Au-delà du "trouble à l'ordre public" et de "l'atteinte à l'autorité publique", Santos Mirasierra encourt une interdiction de stade en Espagne de trois ans, à compter de la date de sa libération, une privation de ses droits civiques équivalent à la durée de sa peine et une amende de 1200 euros.

Selon certaines indiscrétions, la famille entend s'appuyer dans les prochains jours sur un autre avocat, mais en France afin de mieux défendre ses intérêts dans l'Hexagone. Me Erlantz Ibarrondo-Merino continuera d'assurer la défense d e Santos en Espagne. L'affaire dépasse le cadre du football. Dimanche, une banderole a été déployée aux Sables-d'Olonne à l'heure du départ du Vendée Globe.

http://www.laprovence.com

# Posté le mardi 11 novembre 2008 06:40

Divers Sujets Sur Santos

Mamadou Niang ==> ICI

Joharno ==> ICI

Article dans Le Monde ==> ICI

20h de TF1 ==> ICI

Beaucoup d'autres articles ont fleuri, sur RMC, 20 Minutes, au 20h de France 2, des blogs..etc.. Continuez faut qu'ça bouge !

Merci à http://karenminier.skyrock.com

# Posté le mardi 11 novembre 2008 06:35

Modifié le mardi 11 novembre 2008 06:46

La Swija Pour Santos

Vidéo de La Swija qui apporte son soutien à Santos Mirasierra et incite les gens à se déplacer aux actions menées pour sa libération..

Un gros big up à eux, et à Freestyle de Rue, qui l'ont vraiment fait de bon coeur..

Faites des articles sur vos blogs avec la vidéo..

Faut que tout le monde se mobilise et qu'ça tourne..

Peace

# Posté le lundi 10 novembre 2008 08:05

Modifié le lundi 10 novembre 2008 08:34